Tout d’abord, si c’est votre cas, bienvenue au club !
Oui, le syndrome de l’imposteur touche énormément de personnes, tant hommes que femmes, même si les hommes ont souvent plus de mal encore à en parler.

Article rédigé par Ema Clua, Coach business et mindset.

 

Comment dépasser le syndrome de l’imposteur ?

Pas de pilule miracle, mais bonne nouvelle, on peut sortir de ce cercle vicieux du syndrome de l’imposteur ! Pour cela il faut être prêt à :

  • Être honnête envers soi-même.
  • Faire évoluer notre regard sur nous-même.

 

7 astuces pour dire au revoir à ce syndrome

  1. Connaître et reconnaître vos talents naturels et vos compétences acquises.
  2. Être bienveillant envers vous-même. Si votre meilleur.e ami.e était à votre place, que lui diriez-vous ?
  3. Reconnaître vos accomplissements, vos victoires.
  4. Voir le chemin parcouru.
  5. Évitez les comparaisons. Vos modèles sont là pour vous inspirer et non pour vous écraser.
  6. Avoir un vrai regard sur soi. Vous attribuez vos victoires à la chance ? Sachez qu’elle n’arrive pas seule par hasard, il a fallu du travail et des actions. Pensez-vous que Michael Jordan avait la chance de réussir ses paniers ?
  7. Améliorer votre estime de vous. Par exemple, grâce à l’exercice du miroir (je vous explique tout à la fin de l’article).

 

Pourquoi j’ai ce syndrome de l’imposteur ?

Il apparaît souvent lors de changements, dans les périodes de transitions tels qu’une nouvelle relation, de nouvelles études, un nouveau job, une promotion, la parentalité… On ne se sent pas légitime.

C’est souvent un symptôme de l’apprentissage. Je m’explique. Lors de l’apprentissage, nous passons par 4 phases :

  • On ne sait pas que l’on ne sait pas. C’est le point zéro, il n’y a pas de possibilité d’évolution.
  • On sait que l’on ne sait pas. En général à ce stade, on entreprend de se former, d’apprendre.
  • On sait qu’on sait. C’est le moment où l’on vient de découvrir plein de choses nouvelles, on est dans l’euphorie.
  • On ne sait plus que l’on sait.

C’est à cette 4e phase que notre syndrome de l’imposteur à des chances de se manifester. Cela devient normal pour nous d’avoir notre savoir, nos compétences, les qualités qu’on a développées. Cela fait partie de nous, c’est naturel et on ne se rend pas compte que tout le monde ne les a pas développés.

À ce même stade en revanche, nous sommes très lucides sur ce que nous ne savons pas encore et que l’on pourrait encore apprendre. Et cela nous fait nous sentir : « pas assez ».

 

Le cercle vicieux du syndrome de l’imposteur

Schéma Syndrome de l'imposteur

 

Lorsque nous sommes touchés, il y a deux possibilités :

  • soit on va être littéralement bloqué ou l’on va s’auto-saboter (c’est la stratégie d’échec).
  • soit, on va s’investir beaucoup plus que nécessaire.

Quoi qu’il en soit, si le résultat est positif, nous l’attribuons à la chance, par exemple. Alors que s’il est négatif, nous sommes seul responsable.

En définitif, le syndrome de l’imposteur gâche une grande part de plaisir dans l’activité en question. Et demander de l’aide est compliqué, par peur d’être démasqué !

 

Syndrome de l’imposteur et estime de soi

Les deux sont très liés et le syndrome de l’imposteur n’apparaît pas si nous avons une bonne estime de nous.

Donc, lorsque notre estime de nous est fragile, nous avons un sentiment d’infériorité, des difficultés à reconnaître notre valeur, à accueillir un compliment ou un mot gentil. Les retours positifs sont jugés erronés et nous avons peur du regard des autres.

Il semblerait également que nous ayons tendance à surestimer les compétences des autres et à nous dévaloriser. D’ailleurs, notre système de croyance est fondé sur la dévalorisation de nous-même.

Or, nous pouvons changer nos croyances, notre manière de nous voir, et augmenter notre estime de soi. Beaucoup de techniques peuvent être utilisées. Je vous propose par exemple, celle du miroir que vous pouvez facilement faire seul chez vous.

 

L’exercice du miroir de Louise Hay

Quotidiennement, Louise Hay nous suggère de nous exercer à nous dire JE T’AIME (et votre prénom). Je vous propose d’ajouter 3 choses que vous aimez chez vous. Par exemple :

  • Je t’aime Céline (remplacez par votre prénom)
  • Tu es belle, tu es intelligente et tu es courageuse.

Cependant, essayez de ressentir les mots. Au début, cette pratique peut paraitre bizarre. Vous pouvez vous sentir bête ou encore une fois une imposture, mais prenez le temps de ressentir les mots en vous, tenez-vous bien droit.e, souriez.

Effectivement, en changeant votre posture, vous changerez également la manière dont vous vous sentirez. Au fil des jours, vous serez de plus en plus à l’aise avec vos affirmations. Louise Hay invite à procéder ainsi pendant 30 jours.

 

1 mois pour améliorer votre estime de vous.
Cela vaut la peine d’essayer non ?